MICHEL POLNAREFF

MICHEL POLNAREFF

Un concept scénique inédit

Michel Polnareff est une légende de la chanson française. Auteur, compositeur et interprète adulé par des millions de fans, l’artiste est un des rares à pouvoir s’écarter de la scène plusieurs années pour y revenir triomphalement. Pour sa dernière tournée, il a fait confiance aux équipes de Cutback pour travailler sur un concept scénographique inédit.

DÉFI TECHNIQUE

En étroite collaboration avec Thomas Dechandon, designer lumière et scénographe de la tournée, Cutback a travaillé sur une surface de projection composée d’un écran LED hexagonal au centre, et de cubes sur les côtés. Chacun d’entre eux était composé de trois faces pouvant être vidéomappées afin d’y projeter des images en temps réel, et d’une quatrième face abritant un projecteur.

Les cubes étaient motorisés pour pivoter individuellement sur leur axe. Capables de fonctionner indépendamment, ils pouvaient à la fois diffuser des faisceaux lumineux grâce à leur projecteur, mais également servir de support aux images vidéomappées sur les autres faces. Une fois le cube retourné, il pouvait disparaître complètement aux yeux des spectateurs, offrant des possibilités presque infinies en terme d’effets visuels.

Un des défis qu’ont dû relever les équipes de Cutback a été de réaliser des vidéos à projeter en temps réel sur ces surfaces particulières qui nécessitaient de suivre physiquement le mouvement des cubes.

Cette production a nécessité un mois de recherche et développement au sein des équipes de Cutback afin de réaliser plus de 300 séquences de tests visuels sur une maquette spécialement créer pour l’occasion, pour ne garder finalement que la meilleure configuration et les effets les plus percutants.

DÉFI CRÉATIF

Une fois ces défis techniques relevés, Cutback a développé des univers originaux autour des morceaux de Michel Polnareff, laissant libre court à leur imagination au gré des écoutes des titres cultes de l’artiste.

Pour chaque tableau, aux univers très différents, la scène était travaillée dans sa globalité, avec un jeu de réponse entre l’écran central qui affichait des éléments figuratifs, et les cubes qui venaient prolonger l’expérience visuelle grâce à des illusions d’optique, des projections dynamiques et des effets de lumière.

La chanson Marylou a fait l’objet d’un procédé technique particulier. En association la captation d’images, grâce à un appareil photo reflex, et le mapping en nuage de points, captés en 3D avec un Kinect, un aspect créatif très intéressant a été donné au tableau : la possibilité de naviguer à l’intérieur des images captées.

Autre effet visuel particulier, la mise en place d’un tulle semi-transparent qui venait fermer le cadre de scène. La transparence de ce dernier permettait à la fois de voir derrière, mais également de projeter des images sur la surface du tulle, donnant l’illusion d’une image flottante devant l’artiste, et la perception d’un espace en 3D grâce à la présence des artistes entre le voile transparent et l’écran LED du fond de scène. Une expérience visuelle unique pour le grand retour de Michel Polnareff que les spectateurs ne sont pas près d’oublier.

Mais ce qui frappe d’emblée, ce sont les lumières et l’écran géant en forme de médaillon, trônant en fond de scène. Son effet grossissant et 3D, pensé à la façon d’un hologramme par le scénographe Thomas Dechandon, agrémenté d’effets visuels fascinants avec une kyrielle de cubes lumineux dansant tout autour, captive les regards.
Le JDD